Gérard Ansaloni

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Articles de presse



L'Echo du Pas de Calais

Ludique et curieuse, entre ancien et nouveau français, la langue du Forfaire déroute mais le tempo trouvé,
le lecteur débute la promenade et partage avec l'auteur le deuxième volet de ses Humanités Poétiques.
L'histoire d'un blouson, la genèse d'un poème... chaque histoire est l'occasion d'une extravagante balade dans la littérature ou
la musique, de Lamartine à Brassens, de Villon à Mahler.
L'Echo du Pas de Calais N° 110, Juillet, Août 2010




Friend ship, site de Vinyl

La musique n'est plus qu'un langage de plus. Elle accompagne, elle ponctue, elle suspend des émotions.
Elle naît par la Parole, divague sur les mots, elle ensorcelle, c'est diabolique.
On ne sort pas indemne de La mort de la Vierge. Alchimiste avéré,
Gérard Ansaloni communique ses obsessions, les incorpore en nous.

L'animal est disert, bavard (mais quel haut bavardage !).
Nous passerons ainsi une belle Après-dînée, selon les termes de José Asunción Silva.
Les effarements de ses visions ("J'ai parfois de visions... Je joue un jeu d'enfer... Souviens-toi de te taire..."
annonçaient déjà dans Le Banquet -voir VINYL N°19 - un personnage tourmenté)
laisseront de larges places rassérénées à des rivages plus sereins,
d'une inquiétude et d'une coloration presque édéniques (...).
Alain Rived, Avril 2003. VINYL N°37.

 

Chorus 1996


Faut-il être fou pour oser pareille édition ! Fou de poésie, fou d'absolu et de beauté ! 
Se gaussant des dieux de la "médiatrie", Saravah - par la main
de Pierre Barouh- tend de nouveau l'hostie phonographe à Gérard Ansaloni. 

Sept ans après un somptueux Banquet (cf. Chorus 16, p. 34),
il nous convie une fois encore aux agapes de cet esthète pour qui la table, 

dédaignée par les grands médias, est pourtant symbole de partage. 
Gérard Ansaloni, en psalmodiant au rythme d'une ivresse conquérante,
célèbre les épousailles de la terre et du ciel. 

"Artiste au grand Barnum, somnambule sans fil", il joue avec sa nature
de pauvre hère en proie aux affres de la farce humaine. 

En l'occurrence, sa logorrhée sert d'onguent aux blessures de toujours. 
Elle panse les plaies en donnant l'illusion d'une réconciliation entre le tout et le rien. 
Ansaloni, on l'a compris, ne chante pas ou si peu mais il sait ce qu'il doit à Léo Ferré 
et à Jean-Roger Caussimon dont le nom d'ailleurs s'enroule à ses rêves de partance. 
Comment qualifier l'art de ce poète qui prend un malin - démoniaque ?-
plaisir à bousculer les genres, à abolir les frontières ? 

Empruntant aussi bien à Vigny, à La Bruyère ou à Mallarmé,
Gérard Ansaloni ne dédaigne pas de "choir" 

de son statut de lettré inspiré, en intégrant à son lamento un refrain bachique de naguère. 
L'hermétisme de l'auteur est donc d'apparence.
Forgé sur des sonorités verbales, il n'est que subterfuge. 

Et puis, un césame n'est-il pas nécessaire pour pénétrer dans le saint des saints ? 
Peuplé d'animaux de fabliaux et de divinités faunesques, le pays d'Ansaloni se trouve 
au plus secret de l'individu, là où le mystère se drape des voiles de l'amour.
Serge Dillaz. Chorus N° 43 printemps 20003.

Le Monde de la Musique 


Il y a quelque chose d'une absolue rareté dans l'oeuvre de Gérard Ansaloni: textes ou musique, 
il écrit comme personne aujourd'hui. 
Son classicisme semble antérieur même à la naissance de la chanson que l'on appelle classique : 
des compositions qui évoquent un Poulenc devenu janséniste, une ambition poétique très dix-neuviémiste. 
Tout à fait hors du siècle, il écrit un Ave Maria ou chante (dans l'Art et la méthode, suite de six sonnets) : 
" On dirait que le Beau n'appartient qu'au syrinx/
Au mol épanchement de la putain antique/Ou bien au bras pâle soutenant le portique/

Des augustes saisons que questionnait le sphinx." On comprendra aisément que ce disque ne peut se juger 
comme une ordinaire collection de chansons : ses charmes sont ouvertement fin de siècle, 
plus proche du Des Esseintes de Huysmans que de l'univers de Souchon ou Cabrel. 
Surabondant tourbillon de mots, rêve d'un luxe outrageant, 
ce disque tout à fait à part apporte de riches splendeurs au paysage actuel.
Bertrand Dicale. Le Monde de la Musique N° 276 mai 2003.



MouvementNet

La Mort de la Vierge est un disque absolument hors mode, aux antipodes du goût du jour. 
Pas de concept. Pas de sexe. Pas de techno. Pas de pop rock. Pas de chanson française. 
Ce disque ne plaira pas aux intellectuels trop branchés.
Si d'aventure son auteur était invité sur un plateau de télévision les flics 

l'évacueraient de force pour éviter qu'il ne soit lapidé par des spectateurs fanatisés. 
Cet album contient environ 900 alexandrins ou octosyllabes déclamés d'une voix déchirante. 
Une voix en sprechgesang dans le style du Léo Ferré de Ni Dieu ni Maître, et basta !
La musique d'écriture post moderne est flamboyante. Elle est jouée par une cohorte de synthétiseurs, 
échantillonneurs et musiciens. Ce disque est hors de l'esprit du temps dans sa forme mais très actuel dans le fond. 
L'ambiance globale recouvre le désespoir d'un homme contemporain complètement égaré dans un monde sans Dieu. 
Un univers ou tout est à vendre.
Ce disque est très bien produit. Plus d'un mois de studio. Un livret de 40 pages. 
Une belle sonorité dans la tradition des grands albums de chanson française des années 60 et 70. 
Cet album est une nouvelle folie de Pierre Barouh, producteur et inventeur du label Saravah. 
Il continue à dépenser une partie des droits d'auteur de ses grands succès comme La Bicyclette ou Chabadada 
dans la promotion d'inconnus talentueux. Cet album de Gérard Ansaloni suit Le Banquet produit sur le même label. 
Il s'était bien peu vendu. Peu importe ! Pierre Barouh croit en Gérard Ansaloni. Il croit dans ce petit bonhomme 
tout maigre éclairé d'un large sourire modeste. Gérard travaille dans un bureau pendant la semaine. 
Il écrit de la musique dans son salon le soir quand ses enfants sont couchés. Il présente un profil d'anonyme. 
On ne l'imagine même pas sur une scène.
Pourtant il se transforme sous la lumière des projecteurs en poète et
performer bouleversant. 
Les yeux mi-clos, il balance ses tripes avec l'énergie d'un merveilleux illuminé.
Il se met le public dans la poche en un tour de main… 

Son style néoclassique est quelque peu subversif tellement il défie la mode actuelle. 
Il n'invente pas de nouvelles formes musicales ou poétiques. A quoi bon ! 
De nos jours même les publicitaires affublent de moustaches les petites Jocondes de supermarché.
Gérard Ansaloni utilise les principes esthétiques du XIXe siècle pour exprimer
le sentiment romantique du mal de vivre et de l'amour fou. 

Toujours actuel, contemporain et inusable.















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