L'X

Accueil
 






Bien qu'inédits, les textes présentés ici ont fait l'objet d'un dépot
auprès de la SACEM et sont donc protégés contre les utilisations non autorisées.





L'ÉCRIN DE MAI

    Petit matin de mois de mai que la brume sur la toiture est venue coudre où l'on s'aimait, voici venu temps qui ne dure. Ô temps qui passe et qui murmure, on aurait dit un train sans fin, au petit jour que l'on se jure « Épousons-nous jusqu'à demain ». Gentil jardin du mois de mai que le muguet dans sa vêture aux ronds clochers sonnant jamais illustre de blanche guipure, auras-tu donc toujours l'allure et le geste de qui étreint, beau mois de mai, belle figure et si l'hiver venait sans fin ?

    Qui saura donc lever un dais sur nos amours, notre aventure inestimable et sur que sais-je encor de mai, de sa fissure et sa faiblesse et sa parure où la jeunesse aime à plus faim ? Qui figera son immature élan vers l'éternel destin ?

    Prince de l'ombre et de l'obscure avenue froide où sont les reins de l'avenir et sa tenture, ose donc faire un tel écrin !



L'X

 






Follow gerardansaloni on Twitter